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Bienvenue dans la NouSphèrE ! Poèmes, Romans, Débats sur l'actualité, Réflexions sur le monde, sont au programme de ce blog. N'hésitez pas à émettre des idées, des opinions, tout ceci dans le respect le plus total.
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24, le premier roman du blog, est mis en pause, en raison d'un certain manque de motivation de ma part, et du, semble-t-il, peu d'intérêt porté à celui-ci.

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Mercredi 20 décembre 2006
Mon séjour à l'université... et ses conséquences

    Je vous annonçais quelques articles plus bas mon entrée à l'université et l'enthousiaste que cela suscitait en moi.

L'excitation du moment passée, faisons un point du bilan de ma situation d'aujourd'hui.

    Au jour d'aujourd'hui, j'ai quitté la fac...

"Mais que s'est-il donc passé ?"

    Tout d'abord, resituons le contexte : j'entre à l'université dans le but d'obtenir une licence de philosophie, dans un but final bien inconnu, avouons-le. Ce point est fondamental dans ma décision de quitter le cercle de la faculté.
Je n'ai jamais vraiment eu la motivation extrême de faire cette licence, j'étais là parce que la fac, c'est la continuation naturelle du lycée, et que, comme la philosophie me plaisait au lycée, lançons-nous... Erreur fatale...
Au lycée, on est tous dans le même bateau. A la fac, je me suis rendu compte que, malgré le flux de plus de 20 000 étudiants, on est bien seul. Ceux que je connais qui sont actuellement à la fac ressentent la même chose. C'est pourquoi, si on y va, c'est parce qu'on a un but précis et clair dans la tête, et qu'on connait le chemin avant de s'y engager.
Donc, mon conseil serait, si parmi mes lecteurs, il y a des lycéens, je vous conseille que trop fortement de bien chercher ce que vous voulez faire après le bac, faire un choix personnel réfléchi. S'il y a des collégiens, sachez aussi définir vos objectifs. Un BEP ou CAP est souvent bien plus utile qu'un bac, et ce n'est pas déshonorable d'aller dans des sections professionnelles ! Choisissez selon Vos choix à vous. (c'était la parole de la sagesse)

    Sans plan dessiné, et une motivation dans les chaussettes, ma vie à l'université n'a pas fait long feu. Comme dirait Viviane, "T'es pas à ta place", et ce n'est que trop vrai. J'ai pris donc mon courage à deux mains, et pris la décision de quitter le navire. Depuis plus de 15 ans sur le paquebot scolaire, j'accoste enfin sur la terre ferme et Ô combien dangereuse de la vie réelle.

    Aujourd'hui, j'ai un emploi temporaire (je ferai un article concernant mon job pour Electronic Arts) qui se termine à la fin de ce mois de décembre. En ce moment, je postule dans divers endroits, pour travailler comme vendeur ou un truc dans le genre. Rien de très profond peut-être, mais cela me permettrait enfin de servir à quelque chose, tout en me rapportant de l'argent, et donc des responsabilités, et commencer enfin ma vie, selon moi-même, et non plus une vie dictée par l'éducation nationale ou l'autorité parentale (pour ce dernier point, ça attendra encore un peu, parce qu'il me faut le temps d'amasser quelques dinars et trouver un appart' sympa et adéquate).

    Je suis peut-être inconscient, et en train de faire une énorme erreur et que ça me coutera que je vais galérer pour le reste de ma vie, à accumuler les petits boulots pour payer mes factures démesurées. Et ainsi va la vie, la boucle infernale dans laquelle tout le monde est empêtrée... Quelle perspective réjouissante quand on y pense, vivre la vie qu'a déjà vécue ses parents et ses grands-parents, et ses oncles et ses tantes...

"Mais pour moi, ce sera différent, je ne suis pas vous !"


"Mais tu peux pas prendre sur toi et faire des études puisqu'on te dit que c'est la seule issue aujourd'hui ?!" - "Si on doit choisir entre toi et un diplômé, qui choisira-t-on d'après toi ?"

"Non, j'ai 19 ans, je suis pas comme tout le monde, moi, j'arriverai à construire quelque chose, je m'en sortirai ! Je serai heureux ! Je ferai de ma vie l'idée que j'en ai ! Je suis le seul maitre à bord du vaisseau de ma vie ! J'écoute personne, je sais tout mieux que tout le monde, gna gna gna !!!" - "Et si vous me dites que je vais me casser la gueule, ben je veux le voir de mes propres yeux ! Mais en attendant, je met mes mains devant pour pas regarder ce qui m'arrive dans la tête"

Effectivement, mon esprit est assez tourmenté ces temps-ci...

    Cela dit, j'ai encore une roue de secours, ou plutôt une barque, pour rester dans la métaphore maritime (Attention : ne pas forcément associer l'école avec le Titanic, paquebot insubmersible, dont seuls quelques chanceux adroits parviennent à se tirer... loin de moi cette idée). Bref, si l'envie me revient, j'y pense déjà aujourd'hui, la possibilité de faire un BTS ou un autre diplôme professionnel est envisageable, même si encore une fois, l'idée de réintégrer le cercle scolaire ne me réjouit pas...

    Enfin, et ce à quoi je m'accroche pour me sortir de l'idée que je vais devenir ce que sont déjà la plupart des personnes dans notre société aujourd'hui, c'est l'écriture. Malgré le métier, la situation, l'endroit où je me trouverai, j'écrirai toujours. Mon objection inavoué, c'est devenir scénariste. Dit comme ça, ça fait prétentieux ou rêveur mais j'y songe réellement et plus que tout. C'est mon passeport d'évasion. Je pense qu'il faut tous s'en trouver un ! Je suis actuellement une formation de scénariste par correspondance, et une fois les bases maitrisées, je me lancerais dans l'écriture de mes propres scénariis.

    Journal intime/off


    Merci à ceux qui auront eu le courage de lire jusqu'ici ce passionnant récit des tourments de ma vie et de mon esprit... Et je voudrais également m'excuser pour l'écriture "expédiée" et brouillonne de ce texte.
Dimanche 29 octobre 2006
My name is Earl


Une petit coup de coeur pour une série plaisante !

Textes extraits de http://www.wikipedia.fr/

Présentation :

    My Name Is Earl est une série télévisée américaine créée par Gregory Thomas Garcia et diffusée depuis le 20 septembre 2005 sur le réseau NBC. En France, la série sera diffusée à partir du 29 octobre 2006 sur Paris Première.

Histoire :

    Earl Hickey est une crapule qui, après avoir gagné 100 000 $ à un jeu de grattage et les avoir perdus immédiatement après en se faisant renverser par une voiture, décide de réparer tout le mal qu'il a fait au cours de sa vie. Il souhaite ainsi avoir un meilleur karma, notion qu'il découvre en écoutant l'animateur de télévision Carson Daly en parler. Sa première bonne action, mettre des détritus à la poubelle, lui permet de retrouver son ticket gagnant et d'avoir assez d'argent pour se consacrer entièrement à la réparation de ses mauvais actes passés, qu'il a répertoriés sur une liste.

Distribution :

  • Jason Lee : Earl Hickey
  • Ethan Suplee : Randy Hickey
  • Jaime Pressly : Joy
  • Nadine Velazquez : Catalina
  • Eddie Steeples : Darnell Turner
Récompenses :
  • People's Choice Awards 2006 : Meilleure nouvelle série de comédie
  • Television Critics Association Awards 2006 : Meilleure nouvelle série
Nominations :
  • Golden Globe Award 2006 : Meilleure série de comédie ou musicale
  • Golden Globe Award 2006 : Meilleur acteur dans une série de comédie pour Jason Lee
  • Screen Actors Guild Award 2006 : Meilleur acteur dans une série de comédie pour Jason Lee
  • Screen Actors Guild Award 2006 : Meilleur casting dans une série de comédie
  • Writers Guild of America 2006 : Meilleure série de comédie
  • Writers Guild of America 2006 : Meilleure nouvelle série
  • Television Critics Association Awards 2006 : Meilleure série de comédie
  • Television Critics Association Awards 2006 : Meilleure prestation dans une série de comédie pour Jason Lee
Audiences :

    La saison 1 de My name is Earl totalise une moyenne de 13 millions de téléspectateurs, ce qui est vraiment un très bon score.
    La saison 2 est en cours de diffusion aux Etats-Unis actuellement. Il me semble qu'il totalise une moyenne de 9 millions de téléspectateurs par épisode.

Mon avis :

    Après avoir découvert Weeds un peu par hasard, j'ai réalisé que de bonnes séries pouvaient se cacher derrière les blockbusters comme Lost ou Desperate Housewives (que j'aime beaucoup aussi). J'ai alors décidé de naviguer sur le net, à la recherche de nouvelles séries. C'est alors que je suis tombé sur My name is Earl.
    Le concept de départ m'a de suite plu, car c'était original. Le casting m'a aussi vraiment marqué, Jason Lee (vu dans Vanilla Sky, aux côtés de Tom Cruise) est vraiment très bon dans son rôle. Les acteurs secondaires remplissent largement la part de leur contrat, c'est très plaisant de voir les personnalités délirantes de tous ces personnages.
    Cependant, je suis resté un peu septique, parce que le coup de réparer ses erreurs une par une, ça pouvait être un prétexte et une facilité pour les scénaristes, et surtout un moyen de nous balancer une bonne vieille morale comme ils savent le faire aux Etats-Unis. Pour le dernier point, c'est effectivement le cas, plus ou moins explicite, on se retrouve à la fin de chaque épisode avec une petite leçon de vie. Mais évidemment, ce n'est pas ça qu'il faut retenir de cette série.
    En sus de cette construction classique, ce qui attache vraiment le téléspectateur à la série, c'est bien son univers décalé, et ses personnages loufoques, qui nous embarquent dans des situations parfois dingues. On se reconnaîtra dans certaines situations, et c'est assez marrant de voir qu'on s'identifie à ces personnages qui semblent tellement singuliers, et pourtant...
    Malgré quelques épisodes qui ne sont pas vraiment intéressants, ou un peu faible, on retiendra surtout de cette série la bonne humeur, l'univers décalé, et ses personnages vraiment extras.

Je conseille cette bonne série, qui vous fera passer inévitablement un bon moment, et duquel vous sortirez avec le sourire. A partir d'aujourd'hui sur Paris Première, et bientôt sur M6.



Générique :

Le générique de cette série n'est pas habituel. Au lieu d'un générique qui présente les personnages un par un avec une musique derrière, celui de My name is Earl rappelle le concept de la série, le début de l'histoire, et finalement la quête de Earl.

Le voici en images et en sons pour vous faire une idée claire de mon charabia.

Les paroles de la voix-off (Jason Lee) :

Vous connaissez le genre de gars qui ne fait que des sales coups et qui se demande pourquoi sa vie craint?
Et bien, c'était moi.
À chaque fois que quelque chose de bien m'arrivait, quelque chose de mauvais m'attendait toujours au tournant.
Karma.
C'est là que j'ai réalisé qu'il fallait que je change.
Donc, j'ai fait une liste de tout ce que j'ai fait de mal et, un par un, je vais me rattraper pour toutes mes erreurs. J'essaye juste d'être quelqu'un de mieux.
Je m'appelle Earl.


Dimanche 22 octobre 2006
Petite mise au point

    La rentrée universitaire.... Et oui, les amis, ça y est... Le Jour-J est bientôt arrivé (mardi pour moi...). Après 3 mois et demi de glande, me revoilà sur les bancs de l'école. Mais c'est une nouvelle vie qui commence, je rentre cette semaine à l'université !

    Ma formation ? Licence de Philosophie. Je vous donnerai des nouvelles sur ce que j'étudie, ou sur un sujet qui m'a particulièrement marqué. J'attends impatiemment de commencer (c'est vrai !), parce que le "rienfoutage", c'est épuisant. Rien de vaut un décrassage des neurones, réactivation du cerveau... J'attendais ça depuis des semaines !


    En dehors de ça, je vous annonce que je ferai bientôt un article sur la saison 2 de Weeds (étant donné qu'elle est bientôt terminée... :'(). En effet, ma série favorite n'a que peu d'épisodes, 10 pour la saison 1, et 12 pour la saison 2. Il me reste à l'heure actuelle les épisodes 11 et 12 à visionner (disponibles en même temps que la diffusion US). Autant vous dire tout de suite que la qualité n'a pas faiblie, et c'est toujours un plaisir de retrouver les personnages de la série, qui sont tellement... surprenants ! Et Mary-Louise Parker toujours éblouissante ! Enfin bon, je vous ferai un petit article d'ici deux semaines. Cela dit, n'attendez pas pour vous jeter sur la saison 1, mais en VO ! Parce que j'ai zieuté la VF, qui passe sur Canal +, et ben... c'est vraiment laid ! Les voix ne correspondent pas aux personnages, et le jeu est tellement faiblard à côté de la VO ! Il y a aussi la super-censure française, qui gâche tout le travail des créateurs de la série, qui nous donnent des dialogues crus et percutants, qu'on ne retrouve pas dans la VF. Vous voilà prévenus !

    Une autre série que j'ai pu visionner est My Name is Earl. La saison 1 est composée de 24 épisodes de 20 minutes chacun (environ). Un concept original, des acteurs brillants, des scénarios uniques. En voilà une série qu'elle est bien ! En résumé très rapide, Earl, un escroc, menteur, voleur, bref, un mec qu'on aimerait pas avoir près de chez soi, découvre le karma. A chaque mauvaise action, il subit le revers de la médaille. Après avoir gagné 100 000 dollars, il décide de devenir une personne meilleure, il fait alors une liste des choses mauvaises qu'il a fait dans sa vie, et décide de les répaprer une par une. Ca peut vous laisser perplexe comme ça, mais il en est autrement en voyant la série. Je vous mettrai le générique, qui résume bien la série, lors de la rédaction de l'article. J'ai pu visionner entièrement la saison 1, je pourrai donc vous donner un avis global. La saison 2 est actuellement en cours de diffusion aux Etats-Unis (je n'ai pu voir que le premier épisode...), donc pour la critique, ça attendra un moment.


     Niveau racontage de vie, j'ai obtenu un poste de vendeur chez Leclerc, rayon jeux vidéo, engagé par Electronic Arts. Je vous ferai des comptes-rendu de mes journées qui risquent d'être mouvementées. J'ai été engagé pour quelques jours en novembre, et ensuite pour le mois de décembre (Noël approchant...). En novembre, ce sera du merchandising, donc rien de vraiment commercial, mais en décembre, j'aurai la tâche d'être animateur/vendeur de jeux vidéo trois jours par semaine (j'ai déjà prévu de louper des journées de cours...). En gros, je devrais vendre du EA... J'ai une journée de formation le 4 décembre dans les locaux de EA à Lyon. Je vous raconterai ;).


    Encore une fois, n'hésitez pas à émettre des avis, des demandes, des commentaires ! Je les lirai tous, je vous l'assure !

    A l'avenir, j'essaierai de mettre plus d'articles sur le blog, parce que j'ai pas été très actif ces dernières semaines (cerveau en veille... enfin vous savez...).

    Je voulais également vous remercier de votre fidélité. Je retrouve dans les statistiques des chiffres réguliers, malgré le fait que je ne tienne pas régulièrement le blog à jour. Merci de votre intérêt, en espérant qu'il ne s'estompe pas avec le temps.

    Voilà voilà, la petite mise au point se termine. En espérant que pour vous, tout se passe pour le mieux. A bientôt sur http://sosa.over-blog.net, ou ailleurs...
Jeudi 14 septembre 2006
La Terre en miniature

    Par le hasard de la toile internet, j'ai pris connaissance de ce site internet. J'ai réellement apprécié le contenu et le message de ce site. J'ai voulu vous en faire part.


    Ce site (pour l'instant uniquement disponible en anglais et en portugais), nous montre en fait une vidéo. Elle met en lumière quelques données effarantes sur le triste vérité de notre planète. Les créateurs de ce site ont imaginé la vie sur Terre si nous étions 100 personnes. En d'autres termes, ils donnent des indications sur notre planète en réduisant l'échelle mondiale à 100 personnes.




    Je vous invite grandement à prendre connaissance de cette séquence vidéo, et conscience de l'état de notre planète.
Dimanche 10 septembre 2006
Au lecteur

Au lecteur

La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent!
Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons,
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encore brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins
C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde;

C'est l'
Ennui!- l'œil chargé d'un pleur involontaire,
Il rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
- Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère!


Charles Baudelaire - Les Fleurs du Mal

    Le grand Charles Baudelaire introduit Les Fleurs du Mal avec ce poème, Au lecteur. Je ne vais pas vous faire une analyse littéraire et historique de l'oeuvre de Baudelaire, mais j'aimerais parler de ce qu'il avait à dire, à nous, pauvres mortels.
    On ressent un dégoût certain de l'homme chez Baudelaire. Lorsqu'on le lit, on se sent coupable, tant ce qu'il nous dit reflète la nature-même de l'être humain. Il décrit les vices de l'homme, ce qu'il le mène droit en Enfer. La première strophe illustre parfaitement et admirablement ceci. Il accuse l'homme -et le lecteur- d'un plaisir coupable, des pulsions que l'homme n'est pas en mesure de contrôler. L'homme un simple jouet, manipulé par des forces obscures, Satan est cité, comme pour montrer la futilité et la petitesse de l'homme.
    L'insignifiance de l'être humain, au milieu du bestiaire maléfique -strophe 8-, qui souille sa propre race.
    Un monstre encore plus grand, qui domine le monde, et dont Baudelaire aura été victime plus d'une fois tout au long de sa vie, c'est le monstre qui pousse au vice, et qui pousse à rendre l'homme plus moche qu'il ne l'est déjà, c'est l'Ennui.
    Il aura fait plusieurs poèmes de ce sentiment à l'origine de son Spleen, cet état tourmenteur et destructeur, notamment dans J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.
    Baudelaire, victime de la vie, et de ses rêves impossibles, prisonnier de sa chair, il a su comprendre le monde, mais a souffert de son existence.
 
 
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