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Jeudi 14 septembre 2006
La Terre en miniature

    Par le hasard de la toile internet, j'ai pris connaissance de ce site internet. J'ai réellement apprécié le contenu et le message de ce site. J'ai voulu vous en faire part.


    Ce site (pour l'instant uniquement disponible en anglais et en portugais), nous montre en fait une vidéo. Elle met en lumière quelques données effarantes sur le triste vérité de notre planète. Les créateurs de ce site ont imaginé la vie sur Terre si nous étions 100 personnes. En d'autres termes, ils donnent des indications sur notre planète en réduisant l'échelle mondiale à 100 personnes.




    Je vous invite grandement à prendre connaissance de cette séquence vidéo, et conscience de l'état de notre planète.
Dimanche 10 septembre 2006
Au lecteur

Au lecteur

La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent!
Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons,
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encore brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins
C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde;

C'est l'
Ennui!- l'œil chargé d'un pleur involontaire,
Il rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
- Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère!


Charles Baudelaire - Les Fleurs du Mal

    Le grand Charles Baudelaire introduit Les Fleurs du Mal avec ce poème, Au lecteur. Je ne vais pas vous faire une analyse littéraire et historique de l'oeuvre de Baudelaire, mais j'aimerais parler de ce qu'il avait à dire, à nous, pauvres mortels.
    On ressent un dégoût certain de l'homme chez Baudelaire. Lorsqu'on le lit, on se sent coupable, tant ce qu'il nous dit reflète la nature-même de l'être humain. Il décrit les vices de l'homme, ce qu'il le mène droit en Enfer. La première strophe illustre parfaitement et admirablement ceci. Il accuse l'homme -et le lecteur- d'un plaisir coupable, des pulsions que l'homme n'est pas en mesure de contrôler. L'homme un simple jouet, manipulé par des forces obscures, Satan est cité, comme pour montrer la futilité et la petitesse de l'homme.
    L'insignifiance de l'être humain, au milieu du bestiaire maléfique -strophe 8-, qui souille sa propre race.
    Un monstre encore plus grand, qui domine le monde, et dont Baudelaire aura été victime plus d'une fois tout au long de sa vie, c'est le monstre qui pousse au vice, et qui pousse à rendre l'homme plus moche qu'il ne l'est déjà, c'est l'Ennui.
    Il aura fait plusieurs poèmes de ce sentiment à l'origine de son Spleen, cet état tourmenteur et destructeur, notamment dans J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.
    Baudelaire, victime de la vie, et de ses rêves impossibles, prisonnier de sa chair, il a su comprendre le monde, mais a souffert de son existence.
Dimanche 3 septembre 2006
Prison Break


Ma série coup de coeur du moment !

Textes tiré du site internet : http://www.prisonbreak-fr.net/

Présentation :

    Prison Break est une série américaine créée par Paul Scheuring. Chaque épisode dure environ 42 minutes et dévoile un peu plus l'histoire. Le pilot a été diffusé pour la première fois le 29 août 2005 sur la FOX et depuis, les audiences ne cessent d'augmenter.
Au départ, seulement 13 épisodes étaient prévus mais, devant le succès rencontré, les scénaristes et réalisateurs ont décidé de poursuivre l'aventure. La deuxième saison a d'ailleurs débuté le 21 août 2006 soit quelques jours avant le première anniversaire du show !


Histoire :

    Prison Break raconte l'histoire de Michael Scofield (joué par le beau Wentworth Miller), un jeune ingénieur en Génie Civil qui, après avoir braqué une banque, se retrouve condamné à cinq ans d'emprisonnement dans la prison de Chicago: Fox River.
    Ses proches sont surpris d'apprendre dans quelle situation il s'est mis et ne comprennent pas son comportement. Pourtant, ses raisons sont simples: son aîné Lincoln (Dominic Purcell) a été condamné à la peine de mort pour le meurtre du frère du Vice-président des États-Unis et doit mourir dans quelques semaines alors qu'il crie son innocence.
    Michael, le seul à le croire, a mis au point un plan pour le sortir d'affaire: s'évader de la prison ! En effet, il y a quelques années, c'est l'entreprise dans laquelle il travaille qui a rénové le pénitencier. Il a donc pu avoir accès à énormément d'informations très facilement. Ainsi, il a passé de longues heures à étudier chaque petit détail, chaque pièce, chaque éventualité avant de se faire tatouer les plans, cachés sous des dessins, sur son torse. Il a également enquêté sur les différents détenus dont il va avoir besoin, comme le dangereux mafieux, John Abruzzi (Peter Stormare) et sur le personnel. Il sait d'avance qu'il va devoir faire attention à ne pas éveiller la curiosité de l'officier Bellick (Wade Williams), le cruel surveillant général, ou celle du directeur Pope (Stacy Keach). En revanche, Michael était loin de se douter qu'il allait tomber sous le charme de la belle Sara Tancredi (Sarah Wayne Callies), médecin qu'il doit voir régulièrement puisque l'infirmerie est l?endroit clé de son évasion.
    Il va donc devoir mettre son plan à exécution, et rapidement puisque la mort de son frère est prévue dans moins d'un mois !
    Parallèlement, nous suivons à l'extérieur Veronica Donovan (Robin Tunney), l'ancienne avocate de Michael et ex petite amie de Lincoln qui va reprendre son dossier et l'enquête. Elle va d'ailleurs rapidement se rendre compte que quelqu'un a tenté d'étouffer l'affaire et sera confrontée, tout comme LJ (Marshall Allman), le fils de Lincoln, à deux agents des services secrets prêts à tout pour enterrer définitivement l'affaire afin que personne ne découvre jamais la vérité...

Distribution :
  • Dominic Purcell : Lincoln Burrows
  • Wentworth Miller : Michael Scofield
  • Robin Tunney : Veronica Donovan
  • Peter Stormare : John Abruzzi
  • Amaury Nolasco : Fernando Sucre
  • Marshall Allman : Lincoln « L.J. » Burrows Jr
  • Wade Williams : Capitaine Brad Bellick
  • Paul Adelstein : Agent Paul Kellerman
  • Robert Knepper : T-Bag
  • Sarah Wayne Callies : Dr Sara Tancredi
  •  
Récompenses :
  • People's Choice Awards 2006 : Meilleur nouveau feuilleton dramatique
Nominations :
  • Golden Globes 2006 : Meilleur feuilleton dramatique
  • Golden Globes 2006 : Meilleur acteur dans un feuilleton dramatique pour Wentworth Miller
  • Television Critics Association Awards 2006 : Meilleur nouveau feuilleton
Audiences :

    Etats-Unis : Prison Break, durant la première saison, a fidélisé environ 9,2 millions de téléspectateurs. Ceci étant une moyenne, cela a pu varier d'un épisode à un autre.

    France : La diffusion de la série a débuté en France jeudi 31 août. Les chiffres s'élèvent à environ 5,5 millions de téléspectateurs, moyenne des 3 épisodes diffusés - 1er épisode : 5,4 m ; 2ème épisode : 5,5 m ; 3ème : 5,6 m. C'est un très joli score, largement mérité. Maintenant, il faut voir sur la durée, si les spectateurs se passionneront pour la série sur 22 épisodes.

Mon avis :

    Personnellement, j'adore ! Ayant vu la saison 1 dans son intégralité, je peux vous donner un point de vue général (mais sans spoilers, promis !). Je n'ai pas été "addict" dès le début, il a fallu que la série se mette en place... Mais après 5 ou 6 épisodes, je suis devenu complètement accro.
    Ce qui me plaît vraiment dans cette série, c'est la continuité de l'action. En effet, ce n'est pas comme dans une série comme Friends, par exemple, ou chaque épisode se suffit, et est indépendant. Je trouve que c'est une force de Prison Break, et qui permet de tenir le spectateur accroché d'un bout à l'autre de la série. Plusieurs cliffhangers nous attendent en fin d'épisode, et c'est une véritable frustration que d'attendre le suivant. Heureusement pour moi, J'avais la saison complète à portée de main, ce qui m'a permis d'assouvir des manques rapidement.
Ce qui rend la série addictive, ce sont les personnages, ils sont tous attachants (enfin d'une certaine manière, on est dans une prison, y a des tueurs, violeurs, etc.), mais l'évolution de leurs relations, leur passé qui se découvre au fur et à mesure, les trahisons, les manipulations, etc. Nous sommes vraiment impliqués dans la vie des personnages. La relation Michael/Sara est d'ailleurs très touchante... On retrouvera sans mal l'influence de Lost ou encore de 24.
Bien entendu, il y a quelques défauts qui sont présents. Par exemple, quelques incohérences dans certains épisodes, qui laissent perplexes. Cependant, des explications arrivent par la suite.
    Il faut noter que beaucoup d'informations nous parviennent en même temps, ce qui nous met dans un flou constant, mais au fur et à mesure, les vérités surgissent.
    A l'heure actuelle, seulement 2 épisodes ont été diffusés aux Etats-Unis. Honnêtement, je n'ai pas encore accroché à la deuxième saison. Il faut sans doute, comme pour la saison 1, que l'action se mette en place. Je vous en dirai plus dès que je serai imprégné de cette seconde saison.

Je conseille très fortement cette série !

Génériques :


Le générique original américain :


    Pour la diffusion française, le générique est interprêté par Faf Larage, un rappeur marseillais, qui a composé une chanson originale pour la série. Elle ne trahie pas le ton de la série, et colle parfaitement à l'ambiance de Prison Break.

Voici le clip de la chanson (Attention, des morceaux de Prison Break sont dissimulés dans le clip) :

Dimanche 3 septembre 2006
Weeds


Une gros coup de coeur pour une série de qualité !

Textes extraits de http://www.wikipedia.fr/

Présentation :

    Weeds est une série télévisée américaine créée par Jenji Kohan, produite par Brian Dannelly et diffusée depuis le 7 août 2005 sur le réseau Showtime. En France, la série sera diffusée à partir du 7 septembre 2006 sur Canal+.

Histoire :

    Nancy Botwin est une mère au foyer qui a perdu son mari suite à une crise cardiaque. Elle vit dans une banlieue californienne bourgeoise où règne le conformisme et où les apparences sont reines. Pour maintenir son train de vie et faire vivre sa famille, elle décide sur les conseils d'Andy Botwin, son beau-frère, de vendre du cannabis à ses voisins.

Distribution :

  • Mary-Louise Parker : Nancy Botwin
  • Elizabeth Perkins : Celia Hodes
  • Kevin Nealon : Doug Wilson
  • Justin Kirk : Andy Botwin
  • Tonye Patano : Heylia James
  • Justin Chatwin : Josh Wilson
  • Romany Malco : Conrad Shepard
  • Hunter Parrish : Silas Botwin
  • Alexander Gould : Shane Botwin
  • Andy Milder : Dean Hodes
  • Renee Victor : Lupita
  • Allie Grant : Isabelle Hodes
  • Tyrone M. Mitchell : Keeyon
  • Indigo : Vaneeta
Récompenses :
  • Golden Globe Award 2006 : Meilleure actrice dans une série comique pour Mary-Louise Parker
  • Writers Guild of America 2006 : Meilleur scénario d'un épisode de comédie
  • Satellite Awards 2005 : Meilleure actrice dans une série comique ou musicale : Mary-Louise Parker
Nominations :

          Golden Globes 2006 : Meilleure série comique ou musicale
         
Golden Globes 2006 : Meilleure actrice dans un second rôle dans une série, mini-série ou téléfilm : Elizabeth Perkins
          Screen Actors Guild Awards 2006 : Meilleur actrice dans une série comique : Mary-Louise Parker
         
Satellite Awards 2005 : Meilleure actrice dans une série comique ou musicale : Elizabeth Perkins
Audiences :

          Weeds, saison 1, totalise une moyenne de 488000 téléspectateurs aux Etats-Unis sur le network Showtime.
          La saison 2, qui a débuté en août aux Etats-Unis, a réuni environ 580000 téléspectateurs, ce qui fait une augmentation non négligeable.

Mon avis :

    C'est un peu par hasard que j'ai découvert cette série, et je dois dire que je m'y suis fortement attaché. Le thème de la banlieue est souvent repris dans les séries américaines (cf. Desperate Housewives), et le vernis brillant de ces familles modèles éclate rapidement.             Ici, il est question de Marijuana, donc cela touche directement aux valeurs morales tant respectées chez nos concitoyens américains. On découvre un monde souillé, malheureux, désespéré.
    Les épisodes en durent que 30 minutes, et la saison 1 ne comporte que 10 épisodes. Cependant, on a le temps de s'attacher aux personnages, ces banlieusards qui tentent par tous les moyens d'avoir un peu de bonheur, de rester digne et de s'en sortir.
    Ce qui frappe réellement ici, c'est le réalisme avec lequel est tourné la série, on n'est pas face à des super-héros, on est face à des humains, et on se retrouve dans les personnages à de nombreuses reprises. Les personnages sont tiraillés entre plusieurs obligations de la vie, entre plusieurs contraintes et problèmes, qu'ils soient sociaux, financiers, religieux, etc. De plus, le ton employé dans la série est très cru, c'est sec, les dialogues sont vraiment tranchants, ça ne fait pas dans la demi-mesure, et ça, on aime !
    La série traite tout cela avec un comique des plus réussis. On se prend au jeu, et ça nous permet de ne pas s'apitoyer sur le sort des personnages, et par extension sur notre propre sort.

Je conseille très fortement cette série, qui arrive bientôt en France sur Canal + ! Ne ratez pas le rendez-vous !

Générique :

Little Boxes, de Malvina Reynolds

Pour mieux apprécier ce générique, voici les paroles, qui vous feront comprendre l'état d'esprit dans lequel la série baigne, qui veut tourner en dérision le monde des banlieues.

N.B : Le générique que je vous présente est celui de la saison 2. C'est le même que la saison 1, excepté le chanteur, qui était une chanteuse dans la première saison.

    Malvina Reynolds - Little Boxes

    Little boxes on the hillside, Little boxes made of tickytacky
    Little boxes on the hillside, little boxes all the same
    There's a green one and a pink one and a blue one and a yellow one
    And they're all made out of ticky tacky and they all look just the same.

    And the people in the houses all went to the university
    Where they were put in boxes and they came out all the same,
    And there's doctors and there's lawyers, and business executives
    And they're all made out of ticky tacky and they all look just the same.

    And they all play on the golf course and drink their martinis dry,
    And they all have pretty children and the children go to school
    And the children go to summer camp and then to the university
    Where they are put in boxes and they come out all the same.

    And the boys go into business and marry and raise a family

    In boxes made of ticky tacky and they all look just the same.

Traduction - Paroles en français

Des petites boîtes sur les côteaux
Des petites boîtes de pacotille
Des petites boîtes sur les côteaux
Des petites boîtes toutes pareilles

Il y en a une verte, il y en a une rose,
Et il y en a une bleue et il y en a une jaune,
Et elles sont toutes de pacotille,

Et elles ont toutes l'air pareilles.


Et les gens dans les maisons,
Tous sont allés à l'université,
Et ils ont été mis dans des boîtes,
Et ils en sont tous sortis pareils.


Et il y a des médecins et des avocats,
Et des cadres supérieurs,
Et ils sont tous de pacotille
Et ils ont tous l'air pareils


 
 
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