Perdu dans l’océan de mes sentiments,
J’entends au loin l’écume de la réalité.
Mais c’est le cœur accablé qui entraîne mon corps usé
Dans les obscurités insondables de mes graves tourments.
Au cœur de ma descente vers les limbes de mes souvenirs
J’aperçois des bulles d’espoir s’en aller rejoindre la surface.
Le vaisseau de mon âme, victime de sa masse,
Est aspiré vers les abysses glacials de ma philosophie.
Au milieu des idées vagues, mes sens s’envolent et ma voix se tait.
Les ombres voilent mon éclat de leurs ailes
Et étouffent ma flamme jusqu’au sommeil.
Mes finales fantaisies s’éteignent pour l’éternité.
Les paupières de mon souffle s’embrassent à jamais.
par SOSA
publié dans :
Poèmes