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Mardi 13 février 2007
L'eau

Un internaute m'a fait parvenir un poème, toujours dans le cadre du concours Plongée sous ma rime. Je le remercie de son attention particulière.



L'eau

L'eau est un visage,
Un paysage,
Et prend la forme que souhaite,
Celui qui la dévisage.

L'eau possède un pouvoir,
Une histoire,
Et tard, on peut la voir,
Eclairée par les phares

L'eau est vivante,
Et montre ses secrets,
A ceux qui la sentent,
Les surfeurs l'arpentent,
D'une manière charmante,

Le jour, l'eau est bleue,
Couleur des cieux,
Et le soir quand le soleil part,
On peut voir l'art,
De l'astre sombrant sans dire au revoir,
Baignant ainsi la mer devenue asphalte,
De la douce fureur d'un rouge écarlate,

Très tôt le matin,
Pour les personnes en chagrin,
Ils peuvent apprécier de loin,
La danse, sur l'eau,
Des aiguilles de pins.

Et si ceux-ci,
Se sentent fades ou maussades,
Qu'ils prêtent l'oreille,
Qu'ils me croient sans boutade,
L'eau les bercera,
D'une douce ballade.


Jean Deroubin - L'eau

Mardi 6 février 2007
Un radeau

Un visiteur du blog s'est jeté à l'eau, et a composé un poème ayant pour thème l'élément aquatique. Avant de que vous ne commenciez à le lire, je voudrais juste le remercier pour sa fidélité et son amitié. Voilà, bonne lecture.



Un radeau

Un radeau, sans voile, caressant les écumes
Errant parmi les vagues, tapis dans la brume
Longtemps bloqué par des amarres, confiné dans ces ports
Cette envie de prendre le large eu raison de leurs efforts.


Rêvant de jours heureux sous la douce brise marine
Le bois se repose sur cet espace vacant.
Mais soudain se trouble cette couche cristalline
Tentant de résister, le radeau se débat à contre-courant

Des bulles de fureur émanent de l’abysse
L’étendue se déchaine et dans un tourbillon
Le radeau se fracasse mais néanmoins résiste
Attendant que se calme le Dieu Poséidon.

C’est alors que la mer, peu à peu, se stabilise
La corde et le bois furent cette fois-ci triomphants
Face aux raz de marée qui chaque seconde s’amenuisent
Mais nos deux vainqueurs le seront-ils éternellement ?

Il n’est point d’embarcation qui, avant de prendre la mer,
Etait un petit radeau jalonnant les rivières
Se heurtant aux récifs et aux pires torrents
Parfois même engloutis les jours de grands vents.

Mais certains se fortifient et avec le temps deviennent beaux,
Passant d’amas de rondins à superbes paquebots.
Mais pour arriver à ses fins, se battre est nécessaire
Car impitoyable est l’unique loi de la mer.

Et moi, je suis ce radeau sans voile dans l’océan infini
Errant parmi les vagues dans les flots de la vie.

Julien Goyon - Un radeau
 
 
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